Mercredi 9 avril 1980: deuxième jour d’occupation

A Tizi-Ouzou, plusieurs tentatives de manifestations, notamment celles des stagiaires du centre de formation professionnelle des adultes, sont stoppés par intervention des délégations d’étudiants et d’enseignants. La présence d’importants renforts de forces de l’ordre ayant pour consigne de réprimer durement laisse en effet prévoir le pire.

Des informations commencent à circuler en provenance de Aïn El Hammam, à propos d’un mot d’ordre de grève générale pour le mercredi 16 avril. Le matin, le comité anti-répression rédige le texte de « l’Appel à la population » – Halte aux mensonges ! » en réponse notamment, aux diffamations de la presse « nationale ». Le texte sera ensuite adopté en AG de la communauté universitaire.

Après midi : conférence de presse du comité anti-répression, en présence du correspondant du journal le Monde et du représentant de l’AFP à Alger. Les intervenants donnent des explications précises et détaillées sur le rejet du « berbérisme ». Par la suite, les journalistes s’en vont visiter la région de Larba Naït Irathen, Azazga…

Le soir, on assiste à l’arrivée d’une délégation de l’UNJA-CNE qui prétend vouloir dialoguer avec les étudiants. Pour éviter le « torpillage » de la réunion du comité anti-répression, un petit groupe se dégage pour discuter avec eux : c’est un véritable dialogue de sourds, puisqu’ils ne veulent pas « expliquer » l’attitude inadmissible de la direction de l’UNJA.

Laisser une réponse