Vendredi 11 avril 1980: Quatrième jour d’occupation de l’université

Durant la nuit du 10 au 11, une assez nette démobilisation s’est fait sentir chez les étudiants fort peu nombreux durant le week-end, et ce, surtout au niveau de la vigilance, très relâchée.

Dans la journée du vendredi, un degré de plus est franchi dans l’escalade de l’intimidation-répression :

1) encerclement désormais complet de l’université, y compris par le côté de la nouvelle ville où trois camions de police stationnent en permanence.

2) Coups, insultes, interpellations pleuvent sur les lycéens et étudiants qui tentent de se rendre à l’université ; un lycéen à le genou fracturé, des filles sont giflées ; un étudiant conduit au commissariat.

3) Tous les étudiants non porteurs d’une carte de l’université de Tizi-Ouzou sont refoulés (crainte des agents de liaison d’Alger, etc.), à la sortie de l’université toutes les personnes trouvées porteuses de tracts sont systématiquement arrêtées.

C’est une véritable guerre des nerfs qui s’installe ; le jeu des autorités est clair : étouffer l’université en la privant d’informations et en l’empêchant d’informer la population.

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