Mardi 15 avril 1980: huitième jour d’occupation

On assiste à une nouvelle forme d’encerclement de l’Université par de nombreux policiers en civil dans des voitures banalisées. Ils essaient d’intimider les gens en organisant des filatures, des mises en scène, etc. Le soir, vers 17 heures, un incident fait démarrer la grève du lendemain de façon prématurée à l’usine SONELEC de Oued-Aïssi. En effet, deux agents de la SM venaient de kidnapper un ouvrier qui diffusait des tracts d’appel à la grève ; aussitôt les ouvriers prirent en otage un membre du comité central du FLN et un directeur de la SONELEC qui effectuait une visite à l’usine ; ils exigent puis obtiennent la libération de leur camarade enlevé.

Une conférence de presse est donnée l’après-midi devant le reporter de France Inter et un autre journaliste (AFP), une interview d’un enseignant et d’un étudiant (qui déclara des choses très discutables), sera même enregistré par Alain Meynargues. Tard le soir, on apprendra qu’il s’est fait arrêter par la police qui a essayé de lui saisir ses papiers et ses bandes magnétiques. Vers 17h30, on a assisté également à l’arrestation par la SM d’un coopérant étranger (pris peut être pour un journaliste), le tout se passant à la Ville Nouvelle.

Un peu partout, à la SNLB, à la Sonitex, etc., les gens de l’UGTA n’arrivent pas à contenir la grève, et ce sont des officiers anciens maquisards, qui viennent tenter de calmer les esprits.

A l’entrée et à la sortie de Tizi-Ouzou, tous les véhicules sont fouillés par des motards de la gendarmerie.

Le soir une causerie entre Bererhi et des gens (qui ?) est passée à la télévision, le ministre rendant compte de façon très partiale de son voyage à Tizi-Ouzou.

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