Vendredi 18 avril 1980: Onzième jour de l’occupation

Durant l’après-midi, deux bons groupes de travail fonctionnent et discutent de la situation présente ainsi que du discours de Chadly. Par ailleurs, un programme d’activités de recherches et de discussions assez riche est mis au point.

Le soir, le moral remonte un peu à l’intérieur de l’Université en raison du retour d’un grand nombre d’étudiants rentrés chez eux durant le week-end.

Samedi 19 avril 1980.
- Douzième jour d’occupation.

Le matin de l’AG des étudiants-travailleurs et enseignants est assez massive. Elle set toutefois assez houleuse, en raison des discussions entre certains étudiants et les travailleurs qui ont placé beaucoup d’espoir dans le mouvement.

Deux propositions se dégagent :

1° – l’envoi d’une nouvelle délégation au chef de l’Etat et à S. Yahiaoui pour leur expliquer les revendications.
Proposition faite par un étudiant allé la veille mystérieusement à Alger et qui semble désormais souhaiter une reprise des cours ;
2° – constitution de trois commissions de travail l’après-midi, sur l’unité étudiants-travailleurs ; sur les libertés démocratiques et sur l’évolution du mouvement.

On nous réaffirme encore qu’une manifestation a eu lieu à Cherchell ; on nous apporte le soutien d’employés de la RTA.
Un enseignant de Tizi parti le matin sur Alger revient le soir avec des idées de reprise des cours (bizarre).

L’après-midi, les groupes de travail fonctionnent assez bien, sauf celui sur l’unité étudiants-travailleurs, ou quelques étudiants s’obstinent à vouloir la division.
Dans les libertés démocratiques, à propos de la libération des détenus d’opinion, on réaffirme le caractère général de cette exigence.

L’après-midi, Abdelkrim Djaad (Algérie Actualité), venu en compagnie de Sid-Ahmed Agoumi, prétend avoir posé l’éventualité de sa démission pour se rendre à Tizi-Ouzou. En fait, il monopolise la discussion avec les enseignants, sans pour autant apporter quoi que ce soit.

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