Devant ce que subit la Kabylie

Le Centre Amazigh de Montréal (CAM) se veut une association à caractère culturel. Il ne peut, cependant, se résoudre à rester silencieux devant les exactions gratuites que perpètrent régulièrement les forces dites de l’ordre à l’encontre des Kabyles qui ne commettent de crime que celui de se revendiquer de l’identité amazigh, identité authentique de l’Afrique du nord, faut-il le rappeler, et de rejeter toute assimilation d’où qu’elle vienne.

Ainsi, ce 14 juin et une fois de plus, à l’occasion de la célébration de la journée de la Kabylie un peu partout à travers cette région fière de ses racines, la police algérienne a usé de toute la violence qui lui est coutumière pour disperser les milliers de citoyens qui se sont rassemblés pour juste marquer un moment historique, car cette région se souvient et veut se souvenir. Des jeunes, des moins jeunes et même des femmes enceintes ont été traînés à terre, agressés et emprisonnés. Sur quelle planète vivons-nous ? Nous dénonçons avec toute la véhémence que nécessite la situation, cette répression aussi féroce qu’injustifiée.

Parallèlement à cette violence d’un autre âge, une campagne de « salafisation » de la Kabylie orchestrée par un pouvoir occulte siégeant à Alger, bat son plein par toutes sortes de manœuvres.

Par la même occasion, nous tenons à déplorer le silence observé par certains intellectuels, organisations kabyles et hommes politiques devant ce que subit la Kabylie, alors qu’ils se bousculent pour dénoncer à qui mieux mieux ce qui se passe ailleurs et partout ailleurs.

Nous terminons en lançant un appel aux Kabyles de rester pacifiques dans leur expression et de ne pas tomber dans le piège aussi machiavélique que grossier tendu par les fossoyeurs de notre identité millénaire dans le seul but de trouver arguments et justificatifs à leur barbarie. Nous leur disons aussi que les nuages passent et le Soleil sera toujours là.

Le CAM

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