Compte rendu Poésiades d’expression kabyle du CAM-4eme édition

Le samedi 30 septembre 2017, s’est tenu la 4eme édition des Poésiades (festival de poésie d’expression kabyle) organisée par le Centre Amazigh de Montréal. L’édition de cette année a été dédiée au grand poète kabyle Yusef Uqasi et a été marquée par la découverte de nouveaux talents poétiques. L’événement s’est déroulé encore une fois, au siège de la société Saint-Jean Baptiste, sise au 82 Sherbrooke Ouest, Montréal et était couronné d’un grand succès à tous les niveaux.

À 12h00 déjà, les membres du CAM se sont mobilisés afin d’encadrer et de veiller au bon déroulement de l’événement. Un excellent travail a été accompli.

À 13h, la séance a été ouverte par des souhaits de bienvenue à l’égard de tous les invités et participants. L’animation de l’activité a été assurée par Kamel, le président du CAM qui a procédé à la présentation des poètes.

La participation était très active, pas moins de quinze poètes, hommes et femmes d’âge différend, ont défilé l’un après l’autre pour lire des poèmes en kabyle et en Français. Il y avait : Arab Sekhi, L’Hassen Ziani (lu par Karima Bélaid), Nadira Azzoug, Lyazid Laliam, Dalila Matoub, Zoubir Redjadj, Nacer Oukemmoum, Achour Dehak, Moussa Djaffer, Farida Eldjama, Ali Akkache, Mohand Ali Alioui, Tassadit At Hamuda, Ivon Bombardier, et monsieur Mario Beaulieu que nous avons eu le plaisir d’accueillir une fois de plus, et qui a lu un poème composé par un poète québécois.

Et pour la 2eme fois de suite, nous avons eu la participation de Lyna, une jeune fille très talentueuse (fille de Moussa Djaffer) qui a lu une petite traduction en langue Française de chacun des poèmes de son père.

Aussi, comme à son habitude, Farida Eldjama a subjugué l’assistance par ses Icwiqen qui nous ont encore une fois rappelé la diva du chant Kabyle Tawes Amruc.

Les thèmes abordés étaient très captivants, riches et diversifiés, incluant la femme, l’amour, l’histoire, la société, l’immigration et bien d’autres. Certains étaient pleins de lyrisme et ont parfois suscité de vives émotions.

Un des participants, en l’occurrence Nacer Oukemmoum, ne s’est pas limité à lire un poème, mais il a aussi expliqué les procédés d’écriture poétiques.

Monsieur Yvan Bombardier, membre fondateur de l’organisme La Famille de Kahnawake (Autochtone) a fait une brève présentation de la culture Mohawk, a lu un texte poétique puis a enchainé avec un chant amérindien.

Une pause a été aménagée, durant laquelle café, thé et biscuits ont été offerts au public. La participation était enthousiaste dans la mesure où la salle était bien remplie.

Des photos et  vidéos ont été prises afin d’immortaliser Evènement.

Par ailleurs, un hommage particulier a été rendu à une femme qui a activé au sein du CAM depuis 2010, en l’occurrence, Nadia Chilla. Cette dernière quitte l’association pour s’installer à Paris.

La soirée a été clôturée à 16h30 et les organisateurs de l’évènement et l’assistance se sont donné rendez-vous au dernier samedi du mois de septembre 2018 pour la cinquième édition avec un contenu plus riche et plus diversifié.

En définitive, le CAM tient à remercier vivement les poètes participants à l’événement, en particulier Ali Akkache venu de Washington spécialement pour y prendre part, Lmehdi At Lmekhtar pour l’enregistrement vidéo qu’il a réalisé et qui contribuera à immortaliser ses beaux moments d’attention et d’absorption, les membres de la société Saint-Jean Baptiste pour avoir mis la salle à notre disposition et enfin le public pour sa présence et son amabilité.

Le CAM 

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