Bureau du CAM

l’AG du CAM le 18 Avril 2009

Combien étaient-ils le 18 avril, à la salle Brébeuf où le Centre Amazigh de Montréal (CAM) avait organisé le 29 ème anniversaire du Printemps berbère? 450? 500? Plus? Cette commémoration était-elle l’occasion d’un défoulement collectif ou le rendez-vous d’une communauté soudée autour d’une cause d’autant plus douloureuse qu’elle se vit dans l’exil, loin de la terre natale, de la culture d’origine et des repères autour desquels se construit une vie et se délite quand ils viennent à manquer? Une semaine après, le 25 avril, à la salle Africa, le CAM se réunit pour renouveler son CA. L’occasion de rappeler l’historique du CAM, créé après l’assassinat de Matoub Lounès en 1998. Makhlouf Nekaa, le dentiste, a relaté, comment et dans quelles circonstances, le CAM a vu le jour. Déjà, dans les années 60, , élève au lycée Émir Abdelkader, Makhlouf Nekaa s’était engagé dans la revendication identitaire berbère qu’il poursuivra une fois rendu à Montréal : «Après l’assassinat de Matoub, des amis et moi avons organisé une manifestation puis on a décidé de créer un comité Matoub qui a fini par aboutir à la création du CAM». Pourquoi, les différentes associations qui poursuivent, en principe, le même objectif ne s’unissent-elles pas pour former un front commun et faire progresser davantage la cause? : Youcef Ouadahi, membre du CA, avance une explication très simple : «Nous avons essayé de constituer un groupe fort, qui parle d’une seule voix. Mais les divisions qui existaient déjà au pays, nous les avons retrouvées ici» Lyazid Laliam a rappelé « que le CAM n’est pas cloisonné et que personne n’exerce son monopole sur lui». Cette ouverture convainque-t-elle tout le monde? Le CAM pourrait-il fédérer toutes les associations amazighes et les convaincre que, la main dans la main, elles pourraient mieux avancer vers de meilleur s lendemains? Khelifa Hareb n’a pas voulu parler la langue de bois qu’on rabote jusqu’au dernier copeau : « Le CAM est né après l’assassinat de Matoub Lounès. C’est une réalité. Ne nous la cachons pas. Personnellement, je suis au CAM pour la langue et la promotion de la culture». Youcef Ouadahi a rappelé les tentatives faites par le CAM auprès d’autres associations pour obtenir un minimum de cohésion : « Nous avons essayé de faire en sorte que les fêtes et célébrations soient mieux coordonnées afin d’éviter la dispersion. Cela n’a pas donné les résultats escomptés». Pour Kamel Serbouh, le fait qu’il y ait plusieurs associations, pas toujours d’accord entre elles, n’est pas un obstacle : « C’est un avantage pour notre cause qui en elle-même avance. Il y a des sympathisants qui militent dans d’autres associations. Nous sommes amis». Le 30ème anniversaire du Printemps berbère sera fêté l’année prochaine. Une célébration lourde de symboles.

Le conseil d’administration du CAM est composé de 10 membres Voici sa composante:

Pour toute information: info@amazigh-montreal.org

Nadia Ogal Membre
Karim Boukhoulef -
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Kaci Hatem -
Makhlouf Nekaa -
Liazid Laliam Vice Président
Youcef Ouadahi Membre
Youcef Berkane Tresorier
Hélène Piche (Bgayet Kateb) Secretaire

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